TEST / Honor 7, le hold-up était presque parfait
L'autonomie ternit le beau tableau
Cela fait moins d’un an qu’Honor est présent sur le marché français et la jeune marque, filiale de Huawei, vient déjà de lancer son cinquième appareil dans l’Hexagone. Le Honor 7 n’est toutefois pas un énième smartphone de milieu de gamme. Pour Honor, c’est avant tout un moyen de se faire remarquer auprès du grand public et de se démarquer de la concurrence. Pour se faire, la jeune marque a sorti l’artillerie lourde : écran Full HD, conception tout en métal, processeur haut de gamme et surtout tarif situé sous la barre des 300 euros. Sur le papier, le Honor 7 s’annonce tout simplement comme le rapport qualité/prix parfait. Mais dans les faits ?
Fiche technique
| Modèle | Honor 7 |
|---|---|
| Version d'Android | Android 5.0.2 Lollipop |
| Surcouche logicielle | EmUI 3.1 |
| Taille d'écran | 5,2 pouces |
| Définition d'écran | 1920 × 1080 pixels |
| Résolution d'écran | 423 ppp |
| Protection | Gorilla Glass |
| SoC | Kirin 935 |
| CPU | 4 × Cortex-A53 @ 2,2 GHz 4 × Cortex-A53 @ 1,5 GHz |
| GPU | Mali-T628 MP4 |
| Mémoire RAM | 3 Go de RAM LPDDR4 |
| Mémoire interne | 16 Go |
| Port carte micro-SD | Oui, jusqu'à 128 Go |
| Appareil photo dorsal | 21 mégapixels (Sony IMX230) Ouverture f/2.0 - Flash double ton |
| Appareil photo frontal | 8 mégapixels |
| Batterie | 3100 mAh |
| Capteurs | Accéléromètre, Gyroscope, Proximité, Lumière ambiante |
| Lecteur d'empreintes digitales | Oui (au dos) |
| 4G LTE | 800 / 1800 / 2600 MHz (compatible avec toutes les bandes de fréquence 4G française) |
| Wi-Fi | 802.11b/g/n 2,4 GHz 802.11a/n/ac 5 GHz |
| NFC | Non |
| Bluetooth | 4.1 |
| GPS | GLONASS, GPS |
| USB | USB 2.0 |
| SIM | 1 x Nano SIM 1 × Micro SIM (partagé avec la carte SD) |
| Dimensions | 143,2 × 71,9 × 8,5 mm |
| Poids | 157 grammes |
| Couleurs | Argenté et gris |
| Prix | 349 € en version 16 Go |
La fiche technique du Honor 7 place très clairement l’appareil dans les smartphones à la limite du milieu et du haut de gamme, une catégorie décidément très disputée cette année. Les arguments sont en tout cas bien présents. Entre son écran Full HD IPS-Neo, son processeur haut de gamme (du moins pour Huawei), ses 3 Go de RAM et son capteur photo de 21 MP, il n’y a pas grand-chose à redire. Seuls certains détails trahissent le smartphone de milieu de gamme. Comme l’absence de capteur NFC par exemple ou le fait qu’il ne soit pas installé d’office sous la dernière version de Lollipop. Nous n’aurions pas craché sur une version 32 ou 64 Go également, mais il faudra se contente de 16 Go de stockage. Rien de très grave.
Rappelons également, pour terminer sur les remarques générales, que le Honor 7 est vendu en France 299 euros. Ou, pour être plus précis, il est vendu sur le site vMall, le site de vente en ligne officiel de Huawei, 349 euros durant 6 jours de la semaine, le septième (qui varie) baissant son tarif à 299 euros. Officiellement, nous considérons donc que c’est un smartphone vendu moins de 300 euros.
Design : un mélange de Huawei Mate 7 et P8
Il ne faut pas longtemps pour comprendre que le Honor 7 est bien un produit issu des usines de Huawei. C’est simple, le Honor 7 est un mélange de Mate 7 (et même du récent Mate S) et du Huawei P8, sorti il y a quelques mois. Comment ne pas voir les courbes du Mate 7 et la façade du P8 dans ce téléphone ? C’est bien simple, le Honor 7 est un pot-pourri d’un an d’expérience du constructeur chinois.
Est-ce pour autant un mal ? Du point de vue de l’originalité, c’est indéniable, une photo de famille permet de se convaincre rapidement du manque d’originalité du téléphone. Du point de vue de la qualité et de la prise en main, absolument pas. La conception tout en métal du Honor 7 est une excellente nouvelle. Le métal confère une impression de qualité très agréable pour un smartphone de cette gamme de prix et en fait un bel appareil. Seul reproche que l’on pourrait faire à cette robe de métal grise et brillante : elle manque cruellement de discrétion. Une affaire de goût.
La prise en main du Honor 7 est assez agréable. Les dimensions de l’appareil 143,2 × 71,9 × 8,5 mm, le rendent très proche du Huawei P8. Avec son écran de 5,2 pouces, son format est en tout cas très adapté aux grandes comme aux petites mains. Il est en revanche relativement lourd (157 grammes) et épais. Ce qui n’est pas vraiment un défaut selon nous.
La coque, on le disait un peu plus haut, est un simple copier-coller de la coque des Mate 7/Mate S. On trouve donc un capteur d’empreintes digitales légèrement enfoncé qui fait également office de bouton tactile, deux bandes de plastique situées en haut et en bas de la coque – pour les antennes, et enfin l’appareil photo épaulé par un flash double LED. Il faut bien noter que ce capteur photo dépasse bien de plus de 1 mm de la coque, de façon presque aussi proéminente que celui du Galaxy S6 par exemple. Pour le protéger, Honor a eu recours à un verre de protection en saphir synthétique.
Sur la façade, il n’y a rien de particulièrement notable. Les bordures d’écrans sont relativement fines et l’on trouve dans la partie haute le traditionnel capteur photo frontal pour les selfie, accompagné ici d’un flash (on devrait plutôt dire « diode » vu la puissance de la chose). Ce que l’on regrette le plus sur cette façade, c’est qu’Honor n’a pas biseauté ses contours, ce qui les rend un peu trop tranchants. Un petit défaut que les grandes mains ressentent assez vite et qui se révèle assez désagréable à la longue.
Les tranches sont bien garnies. Outre les traditionnels boutons physiques, situés sur la tranche droite du téléphone et bien placés pour tomber sous le pouce, le Honor 7 comprend également une prise jack, un capteur infrarouge (lui permettant de se transformer en télécommande pour une télévision ou une chaîne hifi), deux sorties pour le haut-parleur en bas et un dernier bouton physique sur la tranche gauche.
Une touche multifonction supplémentaire et un capteur d’empreintes digitales réactif
Ce dernier bouton, qu’Honor appelle « Touche intelligente », peut-être configurée dans les options du téléphone. De base, on peut lui attribuer quatre fonctions différentes sur trois modes d’appui (un appui, deux appuis à la suite, un appui long) : « Prise de vue rapide », Enregistrement vocal, Lampe torche et Capture d’écran. Il également possible de lancer n’importe quelle application installée sur le téléphone avec ce bouton. C’est vraiment très bien vu, même si en étant un peu tatillon, on aurait aimé pouvoir passer le téléphone en mode silencieux ou vibreur avec ce bouton.

La touche intelligente se situe sur la tranche gauche du téléphone.
Un mot enfin du capteur d’empreintes digitales, dont Honor nous promettait monts et merveille. Après une semaine d’utilisation, il faut bien admettre qu’il est à la fois réactif, précis et bien placé. Lorsque l’on rentre son empreinte digitale dans les paramètres du téléphone, ce dernier demande à l’utilisateur de bien tourner son doigt de façon à prendre l’empreinte digitale de la façon la plus exhaustive possible. Et c’est vrai qu’une fois l’étape passée, le téléphone rate rarement la reconnaissance de son doigt. Honor promettait un temps de réponse de 0,5 seconde et, sans pouvoir le mesurer réellement, je pense que le pari est tenu.
Honor est d’ailleurs allé beaucoup plus loin que sur le Mate 7 avec ce capteur d’empreintes digitales, qui fait désormais office de nouveau bouton sur le téléphone. Les options du téléphone permettent ainsi de le personnaliser suivant qu’on le « touche », qu’on le maintienne son doigt appuyé ou qu’on l’« effleure ». Il peut ainsi faire office de touche de retour, de bouton Home, de multitâche, de prise d’appel ou de photo et peut afficher le panneau des notifications quand on « l’effleure vers le bas ». Libre ensuite à l’utilisateur d’activer les options qu’il souhaite. À titre personnel, je trouve très pratique d’en faire un nouveau bouton Home et de pouvoir prendre les appels avec mon doigt sur le dos de l’appareil. Un capteur très convaincant, donc.
Un excellent écran
On le disait un peu plus haut, le Honor 7 partage avec le Huawei P8 de nombreux points communs. À commencer par son écran, identique par la qualité et par la taille. Rappelons que le Honor 7 est équipé d’une dalle de 5,2 pouces Full HD IPS-NEO avec une résolution de 424 ppp. Une résolution désormais presque classique sur les smartphones de milieu et de haut de gamme de 2015.
Comme sur le P8, la qualité est toutefois bien au rendez-vous. À commencer par la luminosité de 495 cd/m² au maximum contre 479 cd/m² sur le P8. Un score dans la moyenne haute, mais largement suffisant pour pouvoir consulter son écran en plein soleil. Quoi qu’il en soit, le rendu des couleurs me semble très fidèle à la réalité, ou, tout du moins, sans défaut majeur remarquable. Un bel écran, très homogène où les angles de vision ne changent pas les couleurs du tout au tout. On apprécie également le fait que la dalle et l’écran soient tous les deux très proches et permettent à l’affichage d’affleurer. Si seulement tous les écrans de smartphones de milieu de gamme pouvaient être comme ça…
Logiciel : EmUI, une surcouche lourde
Ce n’est plus une surprise sur les smartphones de Huawei et de Honor, c’est EmUI (prononcez « imochione you-aïe ») en version 3.1 qui est installée sur le Honor 7, par-dessus une version 5.0.2 d’Android Lollipop. Ce qui est d’ailleurs un peu décevant puisqu’on s’attendait à trouver la dernière version de Lollipop, la version 5.1 ou 5.1.1. Honor nous assure toutefois que la mise à jour devrait être effectuée d’ici quelques mois.

Il n’y a pas de tiroir d’application sur EmUI 3.1.
On ne revient pas en détail sur EmUI. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il s’agit d’une surcouche typiquement chinoise qui n’a plus grand-chose à voir avec Android Stock. Le tiroir d’application a disparu et celles-ci se retrouvent toutes sur les pages de droites du bureau. La barre de notification affiche toutes les notifications dans une timeline très (trop ?) riche en informations, au demeurant très pratique. Quant au menu des paramètres, il est encore plus bordélique et incompréhensible que celui d’Android Stock, ce qui est un petit exploit en soi.

Quelques applications sont préinstallées sur le téléphone. Il est heureusement possible de les désinstaller facilement.
Bref, à moins de venir d’iOS ou d’adorer les icônes arrondies, il est difficile de trouver cette interface pratique ou esthétique. Là encore, c’est une affaire de goût. Toujours dans les mauvaises nouvelles, on notera que Honor a passé des partenariats avec des développeurs d’applications tierces. Il y a donc un peu de bloatware dans le Honor 7, à commencer par ce dossier Gameloft bourré de free to play à la qualité douteuse, mais aussi des applications Twitter, Facebook ou Vmall qui sont préinstallées.

La barre de notification s’affiche sous forme de timeline. Bien vu !
Ne soyons pas trop mauvaises langues tout de même. EmUI a peut-être une interface et une esthétique douteuse, mais Honor a inclus énormément d’options pour plaire à ses utilisateurs les plus exigeants. On ne va pas tout citer, mais le fait qu’il est possible d’autoriser (ou non) une à une les applications installées à se connecter à Internet par le WiFi ou la data, de pouvoir donner un petit nom à son téléphone pour l’appeler en cas de perte ou encore de rétrécir l’écran pour le rendre utilisable à une seule main en font un appareil très complet. Pas toujours très pratique, certes, mais complet.
Dernier point notable de cette partie logicielle, le Honor 7 n’est disponible en France qu’en version 16 Go. Une fois le smartphone lancé et les mises à jour des applications préinstallées effectués, il reste alors moins de 9 Go. En d’autres termes, la carte SD est tout simplement obligatoire. Une option 32 Go n’aurait vraiment pas été du luxe.
Des performances en retrait par rapport à la concurrence
Conçu dans les usines de Huawei, le Honor 7 est équipé d’un processeur « maison », le Kirin 935. Lors des premières présentations de l’appareil, c’est la partie du téléphone qui nous inquiétait le plus. Il faut dire que les SoC de Huawei sont encore assez éloignés de ce que l’on peut voir chez la concurrence, particulièrement lorsque l’on aborde la partie graphique. Pour autant, le Kirin 935 est considéré comme un SoC haut de gamme, capable selon Honor d’égaler la puissance de ses principaux concurrents. Notons, avant de passer au tableau comparatif de performances, que le Honor 7 est équipé de 3 Go de RAM, ce qui est dans la moyenne des smartphones haut de gamme de cette année.












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